Face aux défis de notre époque, il apparaît plus que jamais essentiel de se retrouver pour échanger, de créer des instants hors du temps capables de raviver nos sensibilités et nos attentions au monde. C’est dans cet esprit, comme une ouverture, une échappée, une respiration nouvelle au sein de sa programmation, que la Fondation LAccolade inaugure en 2026 un nouveau programme : les Conciliabules.

Le principe des Conciliabules est volontairement simple : il s’agit d’organiser des moments de discussion en petit comité, qui prennent pour point de départ la production d’une œuvre ou la pratique d’un artiste. Ces échanges ouvrent ensuite un espace en croissance circulaire, permettant à différents univers de se rencontrer, à différentes disciplines d’entrer en contact en confrontant leurs multiples langages, pour s’étendre au-delà du monde artistique.

En parallèle des rendez-vous incontournables de grande ampleur, la Fondation fait ici le choix d’un autre rythme et d’une autre échelle. Le terme même de conciliabule évoque une conversation chuchotée, un échange à voix basse, presque confidentiel, où l’on se confie des secrets. À l’instar de cette définition, les Conciliabules adoptent un format resserré, permettant de s’approprier certaines questions et de les habiter intimement, chacun devenant partie prenante d’un échange qui l’engage à la première personne. Toutefois, de ces chuchotements peut naître une voix plus ample et le murmure de ces échanges se rêve en parole fédératrice.

Ces temps d’échange pourront également s’inscrire dans une dimension événementielle, puisque chaque rencontre est ponctuée d’un moment inattendu : une surprise, un geste ou une proposition artistique faisant écho au thème abordé, et prolongeant la réflexion par l’expérience. À travers ces événements, brèves rencontres en pas de côté, subtiles étincelles d’ouverture au monde, les Conciliabules pourraient révéler des points d’attention communs dans le flux du réel et incarner des moments de résistance douce, de réenchantement par la présence, par le partage et la rencontre.

Dans le prolongement de l’élan initial de la Fondation LAccolade, lucide face aux réalités contemporaines mais également résolument porteur d’espoir, ce nouveau programme s’engage dans la volonté d’ouvrir des perspectives inédites autour de l’art et nourrit le désir d’agir autrement, ensemble.

* Nouvelle programmation 2026 *

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* Nouvelle programmation 2026 * *

Prendre la matière au sérieux : quand les artistes collaborent avec le vivant.

Acquérant une dimension pluri voire poly-sensorielles, les œuvres créées renouent ainsi avec notre intime corporéité, favorisant une immersion qui nous engage de façon plus profonde, plus intime et incarnée. Alors, si le geste artistique convoque le vivant, c’est peut-être pour nous ouvrir à la possibilité d’une écoute plus sensible, sortant d’une représentation de l’idée de “Nature” pour se transformer en véritable expérience transformative du monde.

Finalement, “Prendre la matière au sérieux” invite ainsi à reconsidérer la matière comme un choix qui n’est pas anodin et qui dépasse la simple dimension esthétique. Ce dont témoignent les intervenants regroupés, c’est cet engagement profond dans une démarche écologique qui sous-tend des enjeux de soin, d’empathie, de considération voire d’”états de présence augmentés”. Quel que soit cet engagement : réaliste, réél-iste ou à dimension spirituelle, il confirme la volonté des artistes contemporains de créer en tenant compte des enjeux environnementaux. Il révèle une conscience retrouvée de notre condition corporelle et rappelle ce lien qui nous unit à toutes les formes du vivant.

La matière elle-même devient performative.

CONCILIABULE #1

Dans l’histoire de l’art, le style, la couleur, ou encore la forme sont autant de points d’ancrage qui ont permis de constituer des langages artistiques, de déterminer un propos dans la création. Ces différents indices permettaient de rattacher les artistes à un mouvement ou une école. Aujourd’hui, la matière semble devenir une nouvelle manière de faire mouvement dans l'art, comme en témoignent la plupart des artistes qui ont été accueillis en résidence à la Fondation LAccolade.

Dans leur pratique, la matière devient un agent essentiel du processus artistique, un acteur à part entière qui suppose une véritable collaboration et une réciprocité de l’ordre de la complicité. Point de domination, mais une relation engagée à travers des égards ajustés. On ne parle donc plus de matériau, inerte, mais d’une matière, qui devient le reflet d’un vivant en marche, capable de s’adapter et de persister. Comme des corps, mycélium, algues, plantes réagissent aux changements de températures, à la lumière, à l’hygrométrie. Ils évoluent dans le temps, dans l’espace et permettent des expériences qui deviennent aussi tactiles, olfactives, auditives, voire gustatives.

Dimanche 12 avril - de 11h à 12h30

À l’occasion de la Biennale Bâtir Vivant, la Fondation LAccolade dévoile son tout premier Conciliabule. Ce moment d’échange sera l’occasion de mettre en lumière des artistes accueillis en résidence et dont la pratique interroge la matière, tout en faisant résonner le geste créatif avec les enjeux écologiques contemporains. 

Pour cette première itération, nous vous attendons le dimanche 12 avril, de 11h à 12h30 au 10 rue Lincoln, Paris 8e.

Les intervenant.e.s

Côme di Meglio

Artiste

Luz Moreno Pinart

luzmorenopinart.com

@luzmorenopinart

Artiste
Artiste

Chloé Jeanne

@chl.jeanne

Pilote du projet de la Grande Matériauthèque pour le Campus Mode, Métiers d'Art & Design - Manufacture des Gobelins

Charles-Emmanuel Debar

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